2025 Landau Expo-Photo / Arles Festival OUF

« Exposition » ambulante de photos avec un landau, pendant la première semaine du Festival de la Photographie d’Arles, du 7 au 12 juillet 2025.

 

J’ai souvent entendu « As-tu été à Arles », « Il faut aller à Arles ». Il s’agissait du Festival de la Photographie, bien sûr.

À Arles, je n’avais été que virtuellement, en juillet 2021, par vidéo, obligation covidienne, pour faire des rencontres avec des gens de la photographie (Photo Folio Review d’Arles), qui pourraient critiquer mon travail, m’orienter, ou me faire des propositions.
J’avais proposé plusieurs portfolios, principalement « Mirages Vibratoires », photos en noir et blanc seulement, qui n’était pas encore dans sa version finale, ou, tout au moins, celle que j’ai exposée au Cloître des Billettes, en octobre 2024.
Cela n’avait rien donné : je m’y était pris un peu trop tard, et n’avais donc pas pu trouver les interlocuteurs les plus intéressants pour moi (à en juger d’après leur présentation sur le site des Rencontres d’Arles).
J’ai eu quelques paroles d’encouragement, quelques paroles de découragement, en particulier avec mes premiers interlocuteurs, qui me voyaient sans que je les vois, à cause de je ne sais pas quel problème technique de leur côté (très désagréable).
En fait, beaucoup de personnes tranquillement installées dans leurs certitudes et leurs places …

Après plusieurs tentatives infructueuses pour essayer de comprendre comment exposer à Arles pendant le festival, une idée m’est venue :

Promener des photos dans un landau, dans les rues de Arles, pendant le festival de photographie.
Avec une affiche à l’avant du landau, et une affiche dans mon dos, sur mon armature de sac à dos.

Où me loger ? Au camping. J’ai choisi le Camping City, qui est le plus proche du centre ville, de façon à le rejoindre à pied (une demi-heure de marche), en poussant mon landau, pour éviter parkings et démontage-remontage-chargement du landau. J’ai acheté une très grande tente, assez grande pour pouvoir y entrer mon landau sans démontage.
J’ai acheté un landau sur Leboncoin, et fabriqué des panneaux adaptés.

Le titre : LANDAU EXPO-PHOTO / FESTIVAL OUF (je n’étais ni dans le IN, ni dans le OFF) / FLAQUES et MER / Sculptures d’eau

Les photos : une quarantaine de photos en 20×30 cm, tirées par moi même, en impression jet d’encre sur papier ’fine art’ Canson Rag Photographique ou Hahnemühle Photo Rag Metallic, encadrées en cadre noir, avec protection en plexiglas, vue les circonstances d’exposition, réparties en séries : Étangs, Flaques, Mer, Rivières, Sable

Le landau habillé, répétition, et sur place :

 

Que s’est-il passé sur place ?

Sur place, sur mon passage, j’ai eu beaucoup de retours positifs et d’encouragements, beaucoup de « super ! », « excellente idée », de grands sourires, et, de plus loin, beaucoup de bras levés en signe d’approbation, de pouces levés au bout de bras levés, quelques coups de klaxon.
J’ai été pris en photo des centaines de fois.
Pendant un temps j’ai pu croire que j’étais en train de créer un nouveau mode de pseudo exposition, que l’année suivante une dizaine de landaus, au moins, parcourraient les rues, et même si je n’y étais pas à nouveau, j’aurais été le précurseur…
Mais, j’ai vite dû me rendre à l’évidence : personne, ou quasi personne, n’a regardé les photos elles-mêmes.
J’étais bon pour passer mon code activité de photographe à performeur…
Ceci dit, cela m’a permis quelques contacts sympathiques, en particulier avec les « gens de la rue » : quelques photographes exposants ou faisant des portraits dans la rue, des garçons de café en pause, le sdf du coin, des groupes de jeunes, le personnel du camping.
Peut-être les non photographes parmi eux, qui sont des gens qui vivent à Arles, où, tous les étés, règne un festival de photo, qu’ils ne vont jamais voir, ont-ils été touchés par le fait que des photos viennent à eux.
Mais cela ne les a pas incité à les regarder de plus près.
Peut-être aussi, le choix de la première semaine du festival, n’était-il pas le meilleur.
En conclusion, un bilan positif pour la performance, mais non pour la photographie.

Étangs : (reprises de Mirages Vibratoires, en petit format)

Flaques (sur papier ‘métallique’) :

Mer (majoritairement sur papier ‘métallique’) :

Rivières (reprises de Mirages Vibratoires + 1) :

Sables (reprises de Mirages Vibratoires + 2, papier ‘métallique’)